Mathieu.

Mathieu.
J'ai passé ma nuit à pleurer et mon après midi à me préparer, j'ai eu une discussion brève avec Romain, mais il a du partir à l'école, nous en reparlerons ce soir... Après le diner... Je suis folle... Folle d'avoir accepté... Cet homme, je le hais, je le hais, parce qu'on ne m'abandonne pas comme ça, moi ! Je le hais, voilà tout ! Je suis prête à le démonter ce soir, à le casser en mille petits morceaux, pour qu'il voit comme il est dur de se relever après ça... Pour qu'il se rende compte ! Je crois que je n'ai accepté que dans le but de le briser...

Je me demande encore ce qui a pu se passer dans la tête de Romain... Pourquoi a-t-il fait ça ? Il a juré de tout m'expliquer ce soir... Cela me fait peur...

Le bruit de la sonnette a rententi dans la maison à 18h57... C'était Mathieu qui venait me chercher en voiture... J'ai été surprise de voir comme il avait changé, ses cheveux étaient devenus blancs et son beau visage s'etait affaissé... Il a quand même pris vingt ans... Ma première réaction a été de vouloir lacérer ce visage, le frapper, le cisailler, le bruler, tout pour le faire disparaitre... Mais je pensais à Romain, je devais le faire pour Romain...

Nous sommes allés dans un restaurant très chic, heureusement, j'avais choisi de m'habiller de manière classe, ce qui a fait son petit effet sur Mathieu...

# Posté le dimanche 26 juin 2005 16:00

Modifié le samedi 26 mai 2007 10:49

Restaurant.

Restaurant.
Nous nous installames dans un salon privé, pour être plus à l'aise, mais l'ambiance était glaciale. Après avoir commandé, Mathieu tenta d'engager la conversation.

Mathieu : Alors ? Comment ça va ?
Gwen : Comme une mère célibataire...
Mathieu : Oui, euh... Et qu'as-tu fait pendant toutes ces années ?
Gwen : J'ai élevé ton fils. Comment va ta femme ?
Mathieu : Elle est morte l'année dernière... Pauvre vieille femme, elle a souffert tu sais ?
Gwen : Pas plus que moi...
Mathieu : Mais enfin Gwen, c'est du passé ! Je suis là maintenant, là pour Romain et pour toi ?
Gwen : Quoi ? Tu as attendu vingt ans pour te rendre compte que tu avais un fils et que j'existais ? Tu te fous de moi ? Tu crois que tu vas revenir, comme ça, que tu vas pouvoir retourner dans ma vie, même dans mon lit, puisque je suis sure que tu n'espères pas moins !
Mathieu : Gwen...
Gwen : Et tu étais où quand j'ai élevé Romain ? Tu étais où quand sa petite amie est tombée enceinte ? Tu étais où ? A chaque étape de sa vie, il a eu besoin d'un père ! Et toi ? Toi tu étais OU ?
Mathieu : Voilà les plats ! Nous reparlerons de ça plus tard !

Nous mangeames sans un mot, et le vin déliant les langues...

Mathieu : Je te trouve toujours aussi attirante Gwen, l'âge t'a donné un charme nouveau...
Gwen : Tu n'es pas mal non plus... Je dois dire que tu n'es plus aussi beau qu'antan, mais tu as quand même un petit quelque chose de très... Sexy...

Je crois bien que nous étions ivres tous les deux, ou plutot que j'étais ivre, parce que lui n'avait pas touché à son verre... De fil en aiguille, je lui proposais de quitter le restaurant et d'aller boire un dernier verre chez moi... Je faisais une immense bétise, mais je ne pouvais pas me douter des conséquences de mon acte, je ne pouvais d'ailleurs avoir de discernement à propos de quoi que ce soit...

# Posté le dimanche 26 juin 2005 16:10

Modifié le samedi 26 mai 2007 10:05

Dérapage.

Dérapage.
Nous sommes arrivés chez moi, il s'est jeté sur moi et m'a plaquée sur le canapé, je me débattais et je criais, pourtant, il n'y avait personne à la maison, Kristin était à l'hopital, et Romain à une fête. Je criais, je criais, personne ne me répondait, je me défendais du mieux que je pouvais mais il avait une vigueur hors du commun... Il commença à détacher ma robe, et je criais plus fort encore. Non, il était hors de question que je me laisse faire, qu'un homme qui avait abusé de moi le fasse à nouveau. Il m'embrassait et dézipait ma robe lentement, je criais et je pleurais... Non, non, par pitié, tout mais sauf ça, tout mais sauf ça... Il plaqua sa main sur ma bouche, m'empechant de respirer. Et dire que j'avais accepté ce diner pour Romain...

Je m'évanouis...

# Posté le dimanche 26 juin 2005 16:30

Modifié le samedi 26 mai 2007 10:05

Meurtre.

Meurtre.
Je m'éveillais quelques heures plus tard, il faisait déjà jour, ma jupe était remontée jusqu'aux cuisses... Mathieu, ce gros porc, ronflait dans mon lit. Je me sentais sale. J'avais pris une décision, il allait payer, payer pour tout... J'allais dans la cuisine, je prenais du fil et un couteau. J'attachais l'immonde père de mon fils et je le trainais dans le jardin, c'est là qu'il ouvrit les yeux...

Mathieu : Hum, tu m'attaches maintenant petite vicieuse ?

J'essayais de répondre, mais je pleurais trop pour cela...

Mathieu : Hey ! Fais pas la conne Ok !
Gwen : Tu m'as...
Mathieu : Mais t'aimes ça, t'as toujours aimé ça...
Gwen : Tu...
Mathieu : Arrête de chialer, je suis sure que tu en reveux, ton petit jeu "je veux pas, je veux pas", tu sais que c'est...

C'en était trop ! Je plantais mon couteau dans son torse, je le tailladais de part en part...

Mathieu : NOOON ! Tu n'es qu'une sale chienne !

C'est ainsi qu'est mort Mathieu Mordaunt, le père de mon fils... Son dernier mot fut "chienne".


Pour le sang, c'est un montage, j'ai ouvert l'image dans paint et j'ai barbouillé le sim de rouge ;))

# Posté le dimanche 26 juin 2005 16:53

Modifié le dimanche 27 mai 2007 10:08

Explications.

Explications.
J'avais trainé le corps inerte de Mathieu derrière la maison pour l'y enterrer lorsque le crissement des pneus d'une voiture dans l'allée me fit sursauter. Romain ! Mon Dieu, j'étais perdue, qu'allais-je devenir ? Il ne comprendrait jamais ce qui avait motivé mon acte... Il préfèrerait partir de la maison avec Kristin plutôt que de vivre avec meurtrière... Mais qu'avais-je fait ? Je percevais à l'instant l'atrocité de ce que je venais de faire... J'avais tué le père de mon enfant, j'avais tué un homme... Je fus prise de temblements, j'entendais Romain m'appeler et me chercher dans toute la maison. Soudain, je vis son visage à une fenêtre, il se décomposa lentement, sa machoire tomba d'un coup, et un cri d'effroi sortit de sa gorge. Il sortit de la maison, et ses pas qui couraient sur le gazon me parvinrent distinctement. Il se jeta sur moi et me fit rouler sur l'herbe.

Romain : Mais qu'est-ce que t'as fait putain ! Qu'est-ce que t'as fait ?!

Je ne pus répondre, ma gorge était serrée, j'avais beau essayer de faire sortir les mots, ils refusaient, je ne pouvais qu'articuler son nom...

Gwen : Romain, Romain...
Romain : Mais qu'est-ce qu'il s'est passé ? Il est mort ? Tu l'as buté ? T'as buté mon père !
Gwen : Romain, je...
Romain : Tu quoi ? Tu es désolée comme d'habitude ?
Gwen : Il a été méchant... Il...
Romain : Oh Papa, Papa, dis moi que tu es vivant...

Il s'est précipité sur le cadavre de son père, l'enserrant de ses bras, il tremblait.

Romain : Tu me le paieras !

Mes pleurs redoublaient.

Romain : Tu me le paieras, je te le jure, tu me le paieras ! Tu as buté mon père... Je ne l'avais pas vu depuis 17 ans, et toi tu l'as buté...

Cette fois-ci, face à cette accusation que me lançait en pleine figure le produit de mes entrailles, je laissais les mots s'entrechoquer dans un désordre incroyable.

Gwen : Tu sais ce qu'il a fait ton Papa chéri ? Comme si ça suffisait pas de m'avoir fait un enfant, il a voulu voir si il avait encore de la vigueur sexuelle ! Sauf que cette fois-ci, Maman elle était pas d'accord ! Pas d'accord du tout ! Et elle lui a dit ! Et qu'est-ce qu'il a fait ton père ? Il l'a empêché de respirer jusqu'à ce qu'elle s'évanouisse, et ensuite il a relevé sa jupe avant de la violer ! C'est ça ton Papa chéri, c'est cette ordure là ton Papa chéri ! Maintenant, ne me reproche pas une seule fois ce que j'ai fait ! Parce que ce diner je l'ai accepté pour toi !

Les larmes coulaient à flot sur mes joues, les yeux de Romain devinrent humides, et il ne se retint plus lui non plus.

Romain : Il était venu me voir à l'école, il m'avait dit que si il avait du partir c'était à cause de son travail, il a dit que si tu avait dit qu'il n'avait plus donné de nouvelles c'était pour ne pas m'attrister davantage. Il a dit qu'il allait se rattraper, il a dit qu'il t'aimait toujours, qu'il voulait se rattraper pour tout ce qu'il avait fait... Maman, je ne savais pas, je croyais que... Tu comprends, je n'ai jamais eu de Papa, alors quand il est revenu... Oh Maman excuse moi...

Il s'est mis à genou et il a pleuré, je me suis assise à ses côtés et nous avons pleuré des heures durant...

Il est finalement allé se coucher, exténué par tous ces évènements. Je suis alors allée terminer mon "travail". Alors que je jetais la dernière pelletée de terre sur son visage, je lui lançais ces mots : Nous voilà enfin debarrassé de toi et de ton influence. Tu as apporté la plus merveilleuse des choses dans mon existence et tu as ensuite brisé ma vie... Tu ne méritais que cela... Adieu, Mathieu... Tu n'as été qu'un déchet pendant ta vie, un ignoble insecte que j'aurais du écraser depuis longtemps...

# Posté le lundi 27 juin 2005 07:07

Modifié le samedi 26 mai 2007 10:49